Je ne sais pas si vous avez remarqué. Mais contrairement à l’expression : «cette œuvre passera bientôt dans le domaine publique », nombre d’acteurs ayant des intérêts dans la vente et la gestion des œuvres choisissent : « cette œuvre tombera bientôt dans le domaine publique ».
Que ce tombera me fait tiquer! Il est vrai commercialement parlant, perdre une exclusivité rend le produit moins intéressant. Mais est-ce une raison pour dire qu’une œuvre aussi bonne soit-elle tombera et pour tomber où ? dans l’oubli ? dans la médiocrité ? dans un portefeuille d’œuvres moins attractif pour ses bénéfices pécuniers? Après tout la qualité d’une œuvre ne se dégrade pas avec le temps elle risque même de trouver un publique tardif.
Ne devrions pas plutôt parler d’élévation dans le domaine publique. Après tous nous qui écoutons, lisons, regardons, bavons, ... sur ces œuvres, nous en profitons encore plus une fois ce cap franchi qu’est celui du passage au domaine publique. Fini ce mur invisible castrant les possibles interprétations réussies d’une œuvre pour quelques soussous de plus passant en bedaines bien garnies et bien déterminées.
Bon, il est vrai que l’intégrale de la star’ac passant en domaine publique risque de tomber dans l’oubli vu la qualité de l’interprétation. Néanmoins, si ce fait était une réalité pour toutes les œuvres, pourquoi écouterait-on du Mozart encore aujourd’hui?
Voilà, toujours est-il qu’il est de mon devoir en tant que grand défenseur (enfin en opinion hein, vu mon audience, c’est prêcher des convertis) de la culture libre de faire attention à ne pas prononcer ce tombera décidément fort péjoratif. À part peut-être pour citer l’avenir des interprétations de la star ac’ décidément fort minables . Mais bon pour ce cas particulier je suis subjectif. Qui sait ce que l’avenir nous réserve?
En tout cas pas le boléro en domaine publique avant 2016 :’(, foutu droit.